Au fond je m'en bas pas les couilles de ce que disent les gens, je me perds entre ce qu'ils attendent de moi et ce que je suis vraiment. Tous les jours je fais la teuf, je fais semblant, je maquille la peur en plaisantant. Je perds mon temps à me poser des questions au lieu d'agir. J'ai peur de la dépression. J'ai peur de l'avenir et de ses déceptions. Plus je grandis et plus le temps passe plus je suis déçue, sous l'emprise des angoisses des futures blessures. Plus je me cherche des excuses et plus je m'enlise, je m'enivre de négativité et je me sens vivre. Souvent j'ai peur de l'ennui, j'ai peur d'avoir plus aucunes raisons de me plaindre pourtant je me sens triste tout le temps, je me sens vide j'ai plus peur d'être normale, d'être moyen ni trop bien, je crois que je sers à rien. J'ai peur de mes proches parce qu'ils connaissent mes faiblesses, mes talons d'Achilles, ils savent à quel point mes fondations sont fragiles. Ils me font confiance pour l'instant mais quand je les décevrais ils seront prêts de moi pour me frapper les premiers. Eux, croient qu'ils m'aiment, moi je crois qu'ils se voilent la face, je crois qu'ils aiment celle qu'ils voient à ma place, parce qu'ils ne savent pas ce qu'il se passe derrière le masque qui se cache derrière l'image, parce qu'ils ne connaissent pas mon vrai visage. Quand je dis que je déteste les mecs, je me donne du crédit, je me suis jamais vraiment investi, j'ai fui, j'ai triché sur mes sentiments en croyant rester vraie, j'ai esquivé l'amour par peur de me faire baiser. Par lâcheté, je croyais que plus je m'attachais et moins ça marchait. J'ai trahis, j'ai salis, j'ai hais, j'ai bannis. Mais qu'est ce que j'ai acquis à part des remords et des maladies, rien, apart la peur de rester seule toute ma vie. J'irais avec les mécréants quand je partirais les pieds devant, j'ai peur d'être attiré par le néant, je me sens tellement bien dans la noirceur, je me sens dans mon élément. J'ai comme envie de sauter dans le vide, me passer la corde au cou, me noyer, m'entailler les veines du coude aux poignets, j'ai comme envie de me mettre une balle dans le crane, mais je n'ai pas de flingues, regarde moi dans les yeux tu comprendras que je suis qu'une baltringue. Amandineeee.